Ostéotomie mandibulaire - Dr Stéphane Bruneau
Le Docteur Stéphane Bruneau est chirurgien maxillo-facial, spécialisé dans la chirurgie esthétique et reconstructrice du visage, à Aix-en-Provence. Ce site d'information médicale est destiné au public qui souhaite en savoir plus sur la médecine et la chirurgie du visage. Il vous accompagnera tout au long de votre démarche, depuis votre prise de décision, ainsi qu’au cours de chaque étape de votre prise en charge.
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Ostéotomie mandibulaire

La chirurgie orthognathique de la mâchoire inférieure s'intègre dans une prise en charge globale ayant pour but d'harmoniser les rapports entre les arcades dentaires. Elle entraine par ailleurs des modifications esthétiques au niveau de la lèvre et du menton, ainsi que du cou et de l'ovale du visage. Elle peut également améliorer la ventilation et les troubles de respiration nocturnes.

Principe de l’ostéotomie mandibulaire

Une ostéotomie mandibulaire (également appelé « ostéotomie d’Epker ») vise à repositionner la mâchoire inférieure afin de rétablir des bons rapports entre les arcades dentaires. Elle est réalisée notamment chez des patients présentant des anomalies de projection (« prognathie », « rétrognathie »), des malpositions transversales et des asymétries.

Elle permet par ailleurs d’améliorer l’esthétique en corrigeant la projection du menton, la position de la lèvre inférieure, la définition du cou et de l’ovale du visage. Elle permet enfin une ouverture de la filière aérienne et réduit ainsi les troubles de ventilation nocturnes tels que les ronflements ou les apnées obstructives du sommeil.

 

Elle peut être associée à une ostéotomie maxillaire et/ou à une mentoplastie pour repositionner la machoire du bas et le menton dans le même temps.

Avant l’ostéotomie mandibulaire

Une ostéotomie mandibulaire s’intègre dans une prise en charge pluridisciplinaire, faisant intervenir différents spécialistes dont le chirurgien maxillo-facial et l’orthodontiste.

Avant d’envisager tout traitement chirurgical, un bilan initial est nécessaire pour déterminer la part des anomalies dentaires et osseuses, et mettre en place la phase initiale de traitement orthodontique. Au décours, un bilan pré-opératoire permet de contrôler la faisabilité de l’intervention.

Les différentes phases de cette période sont expliquées plus en détail sur la page « mon projet personnalisé ». Pour en savoir plus, cliquez ici.

Déroulement de l’opération chirurgicale

L’intervention chirurgicale est réalisée sous anesthésie générale et dure entre 1 et 2 heures.

Les cicatrices sont dissimulées à l’intérieur de la bouche, il n’y a aucune cicatrice extérieure visibles.

Le corps de la mandibule est séparé des branches montantes pour pouvoir le mobiliser et le repositionner dans les 3 dimensions de l’espace. La position « idéale » de l’arcade dentaire inférieure est alors maintenu par l’utilisation de mini-plaques et de mini-vis en titane (métal chirurgical biocompatible qui s’intègre parfaitement dans l’os).

Les cicatrices sont suturées par des points résorbables qui s’en vont seul après 2 à 4 semaines.

Après l’ostéotomie mandibulaire

La durée d’hospitalisation varie habituellement entre 3 et 5 jours.

Une période d’arrêt de l’activité scolaire ou professionnelle est à prévoir pendant 3 à 4 semaines après l’intervention.

 

Dès le réveil, le patient peut ouvrir et fermer la bouche, boire de l’eau. L’alimentation sera reprise très rapidement, en respectant une texture liquide/mixée pendant 6 semaines. Des soins d’hygiène après chaque repas sont primordiaux. Ils associent pendant 10 jours un brossage dentaire avec une brosse post-opératoire ultra-souple, des nettoyages avec un jet dentaire et de l’eau du robinet, ainsi que des bains de bouches antiseptiques.

 

Les douleurs post-opératoires sont modérées et bien contrôlées avec un traitement antalgique adapté.

Un gonflement (œdème) est systématique au niveau des joues et des lèvres, maximal 2 jours après l’intervention. Il disparaît progressivement en 10 à 20 jours. Des packs de glace sont appliqués très régulièrement pour en limiter l’importance.

Quelques saignements par la bouche ne sont pas rares, et disparaissent spontanément en quelques jours.

 

Une diminution de sensibilité de la lèvre inférieure, du menton et des dents mandibulaires est fréquemment retrouvée. Elle s’explique du fait du trajet du nerf responsable. Elle entraine un « engourdissement » transitoire qui récupèrera spontanément après quelques semaines à quelques mois.

 

Des examens radiologiques (panoramique dentaire et téléradiographies) sont réalisées dans les 2 jours suivant l’intervention pour visualiser les rapports entre les mâchoires supérieure et inférieure, et contrôler la bonne position des mini-plaques et des mini-vis.

 

Des élastiques de guidage sont placés entre les mâchoires supérieure et inférieure, soit directement au bloc opératoire, soit dans les 2 jours suivant l’intervention. Ils sont conservés environ 15 jours.

Des exercices de rééducation de l’occlusion dentaire, des lèvres et des articulations sont explicités par le chirurgien, et sont réalisés précocement tous les jours.

Le traitement orthodontique post-opératoire est repris le plus tôt possible dans les 2 mois suivant l’intervention. Il permet de parfaire et régler les derniers défauts d’occlusion résiduels.

 

La consolidation osseuse est obtenue après environ 6 semaines, période à laquelle une alimentation normale peut être reprise progressivement. La consolidation osseuse définitive est quant elle observée à 3 mois. Bien que le résultats au niveau dentaire soit visible immédiatement après l’intervention, le résultat esthétique ne sera quant à lui évaluable qu’après 2 à 3 mois.

 

Dans tous les cas, des consultations de contrôle sont fixées à 2 semaines, 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an.

Suivant les cas, le matériel d’ostéosynthèse peut être retiré quelques mois après l’intervention.

Existe-t-il des risques ?

Les complications sont rares. Toutefois, tout acte médical, même bien conduit, présente un risque de complications dont le patient doit être informé avant de prendre la décision d’une opération.

 

Dans certains cas très rares, la diminution de la sensibilité de la lèvre inférieur peut ne récupérer que partiellement. La mobilité de la lèvre n’est quant à elle jamais touchée.

D’un point de vue plus général, on peut retrouver un risque d’infection, de saignement, de défaut de consolidation osseuse ou de rupture des plaques, des anomalies de positionnement des dents qui peuvent nécessiter un traitement orthodontique ou exceptionnellement une réintervention.

 

Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à prendre contact auprès de votre chirurgien pour éliminer une complications grave.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche d’information de la Société Française de Stomatologie Chirurgie Maxillo Faciale et Chirurgie Orale en cliquant ici

Cette fiche d’information ne remplace pas une consultation médicale.
N’hésitez pas à poser toutes vos questions directement à votre chirurgien.